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Elle ne sera pas dévoilée avant la nouvelle année, officiellement pour que le nouveau secrétaire à la Défense Robert Gates puisse reprendre les choses en mains.
Il a prêté serment ce matin. Mais il faudra peut-être aller chercher ailleurs la véritable inspiration de la Maison Blanche (Laurent l'a repérée aussi):
La version officielle est forcément beaucoup moins drôle.
(Cartoon de Stuart Carlson)
Il y aura neuf millions de New-Yorkais en 2030, vient de prévenir le maire Michael Bloomberg - un
million de plus qu'aujourd'hui, l'équivalent de la population cumulée de Boston et Miami. Si rien n'est fait d'ici là, certains mettront plus de douze heures sur leur trajet de travail, les infrastructures seront saturées en permanence, la température plus élevée de deux degrés et il manquera à la ville quelque 172 000 logements. "Les générations précédentes ont imaginé comment New York allait changer et elles ont répondu," a résumé Bloomberg. "Aujourd'hui, c'est notre tour".
Pour ceux qui doutent encore de l'impact que pourrait avoir la candidature de Barack Obama à l'investiture démocrate pour la présidentielle de 2008, les derniers jours viennent d'apporter quelques signes éloquents.
Il y a eu d'abord, dimanche, une premère tournée triomphale dans le New Hampshire, l'Etat clé dans lequel démarreront les élections primaires."On avait pensé inviter les Rolling Stones," a plaisanté le gouverneur John Lynch. "Mais on a annulé quand on a réalisé que le sénateur Obama vendrait plus de tickets."
Et puis il y a eu cette présentation de l'émission phare du lundi soir sur la chaîne américaine du sport, ESPN.
Obama aura manifestement besoin de ce sens de l'humour. La meilleure preuve que sa candidature commence à être prise au sérieux, ce sont les premières attaques en règle de la presse conservatrice.
Viendra peut-être, mais pas tout de suite.
On attendait Ségolène Royal à la mi-décembre, probablement pour une rencontre avec Hillary, sans doute pour s'entretenir avec les patrons de la future majorité démocrate du Congrès, et puis aussi, a expliqué son porte-parole Julien Dray, pour "mettre en place ou réfléchir à la possibilité d'améliorer la collaboration entre la France et les Etats unis en matière de recherche".
Finalement, ce sera pour une autre fois. "A ce stade là, les propositions de voyage faites n'étant pas totalement satisfaisantes, comme elle n'est pas dans une logique de voyage touristique, elle a préféré se consacrer à sa campagne", a expliqué ce matin sur RTL le même Julien Dray.
On l'attendait depuis des semaines. Le voilà. L'Iraq Study Group dirigé par James Baker et Lee
Hamilton a présenté ce matin son rapport à Bush et l'a rendu public en fin de matinée.
A côté d'un constat édifiant et de multiples propositions (79 au total), on relèvera ce que le rapport ne propose évidemment pas: le statu quo, la poursuite de la désastreuse campagne actuelle, qui a couté la vie à près de 3000 soldats américains, fait 20 000 blessés dans les forces US, dont près de la moitié sont trop gravement atteints pour retourner au combat.
Lire dans le rapport que "la situation en Irak est grave et se détériore", c'est constater qu'il représente pour George W. Bush une troisième claque en trois jours. On savait que les élections du 7 novembre allaient ouvrir une nouvelle ère dans la politique américaine. En voilà la confirmation. Le 11 septembre 2001, les Américains ont donné carte blanche à Bush. Cette semaine, il la lui retire.
La première claque est venue lundi, quand le président a accepté à contrecoeur la démission de son ambassadeur à l'ONU, John Bolton.
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