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mars 2008

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Rendez-vous sur ilovepolitics.info

Vraiment pas le temps d'alimenter sérieusement un blog sur la campagne. Je vais en revanche essayer de contribuer régulièrement à ilovepolitics.info, et de donner un petit coup de main à Marjorie qui fait un boulot épatant.

A tout de suite!

Interlude

Deux petits posts et puis...plus rien ?

Eh, non, minable, je sais, mais toujours pas assez de temps. Mais il y a plein de confrères qui vont un super-boulot, non? Quelques liens à suivre dans un prochain post.

En attendant, pour le plaisir, l'excellentissime Stephen Colbert au sommet de son art. Pour interroger Lou Dobbs, qui a transformé son émission du soir sur CNN en une tribune populiste et anti-immigration (c'est un ardent militant d'un "mur" de séparation le long de la frontière mexicaine), Stephen s'improvise en animateur latino et déjanté. Chapeau, "Esteban Colberto"!

(Au tout début de l'enregistrement, c'est la fin de la séquence précédente, elle aussi savoureuse. Colbert se moque de la tactique de campagne qui consiste, sous prétexte de "sondage téléphonique", à relayer de vilaines rumeurs sur les candidats; l' "électrice" qu'il a au bout du fil lui apprend qu'Obama a un enfant... "noir"... Il y a huit ans, en Caroline du Sud, les adversaires de John McCain avait propagé la rumeur d'un enfant noir illégitime... En raccrochant, et avant d'annoncer Lou Dobbs, Colbert salue l' "électrice": "Merci Mme Clinton")

Affluence dans les bureaux de vote

Vote_nh Le premier a ouvert à minuit, dans le petit village de Dixville. 17 inscrits, 17 votants, 7 voix pour Obama, 4 pour McCain, 0 pour Hillary et Romney... Plus anectodique que véritablement représentatif.

Tout le monde parie sur une participation record, plus de 500 000 personnes, soit plus que la participation aux "midterm elections" de 2006.

Le camp de Hillary semble implicitement concéder la défaite. Toute la question pour elle est de savoir quel sera l'écart avec Barack Obama. Moins de cinq points, à ce stade, serait une demi-victoire. Plus de dix difficile à rattraper. On s'attend à ce que la candidate fasse très vite le ménage dans son équipe de campagne et mette résolument le cap sur le "super duper Tuesday" du 5 février et quatre Etats en particulier qu'elle ne pourra absolument pas se permettre de perdre: New York, New Jersey, Californie et Arkansas.

Ce soir, Obama endossera officiellement les habits du favori démocrate. Ce qui signifie qu'il va devenir la cible numéro un pour tout le monde. Pour lui aussi, c'est une nouvelle campagne qui débute, et les ennuis qui commencent.

Pour l'anecdote, je suis entrain d'écouter le président du parti républicain pour le New Hampshire. "Barack Obama est probablement le meilleur orateur qu'on ait connu depuis le XIXe siècle," vient-il de nous dire...

Greetings from New Hampshire

Herald_barack Bonjour à tous. Et mille merci à tous ceux qui ont continué ces derniers temps de jeter un oeil à ce blog désespérément abandonné et qui comme Benoït dans son commentaire m'ont invité... à me remettre au boulot. Du boulot, j'en ai eu justement trop pour continuer à me consacrer à Foreign Correspondent. Mais, bon, je vais faire un effort.

Alors quelques nouvelles du front, en l'occurrence de Manchester, New Hampshire.

D'abord, l'évidence. Il se passe quelque chose de magique chez Obama. Ce dimanche, en descendant de l'avion, je suis allé à son meeting au High School de Salem dans l'Iowa. Les premiers étaient là quatre heures avant l'ouverture des portes. Six cents personnes dans la salle pleine à craquer. Deux fois plus de monde dehors. Trois "standing ovations" en cinq minutes. A la fin, un monsieur au cheveux blanc a sécoué la tête et a dit en souriant à sa femme; "Poor Hillary". Herald_hillary_jpeg

Ce matin, je viens d'écouter l'excellent Andy Smith, qui dirige le centre de sondages de l'Université du New Hampshire. Il s'attend à une participation record aux primaires de demain, au triomphe de Barack chez les démocrates, au grand retour de John McCain chez les Républicains.

D'après lui, si Hillary est largement battue demain, c'est fini pour elle. L'histoire montre qu'une victoire dans le NH donnne systématiquement 14% de hausse dans les sondages. Le problème de Hillary : elle n'a jamais été la candidate préférée des démocrates, celle en qui ils avaient le plus confiance. Son principal, pour ne pas dire unique atout, était d'être perçue comme celle qui pouvait gagner. A partir du moment où Obama devient un candidat crédible, cet avantage disparait.

Dernier point: la conviction s'installe que la stratégie choisie par Giuliani - délaisser l'Iowa et le New Hampshire pour les grands Etats qui suivent - est une erreur qui va s'avérer fatale.

Je file voir Huckabee lancer le "Huckaburger" dans une restaurant de Concord - avec Chuck Norris, bien sûr.

J'essaie de vous donner des nouvelles de temps en temps. En attendant, vous suivez tous la campagne sur BFMTV, hein?

Lire la suite "Greetings from New Hampshire" »

Dieu a-t-il un message pour Rudy Giulani ?

Ce fut l'un des (rares) moments cocasses du débat d'hier soir entre les prétendants républicains à la Maison Blanche. Rudy Giuliani est invité à réagir aux critiques de l'église catholique américaine à son égard: il est le seul des candidats du GOP a être favorable à l'avortement. A peine a-t-il commencé sa réponse qu'un orage vient perturber le fonctionnement du studio. "Pour quelqu'un qui a passé toute sa vie dans des écoles religieuses, je dois vous dire que ce qui est entrain de se passer est assez effrayant," plaisante-t-il.

Le message venu du ciel n'empêche pas Giuliani, qui surfe toujours sur la vague de popularité que lui a valu la gestion du traumatisme du 11 septembre, de faire la course assez largement en tête devant John McCain et Mitt Romney. L'ancien maire de New York recueille 34% des intentions de vote des sympathisants républicains dans le dernier sondage du Washington Post, le sénateur de l'Arizona 20% et l'ex-gouverneur du Massachussetts 10%. Candidat non encore déclaré, Fred Thompson, ex-sénateur devenu acteur, est crédité de 13%.

Tous les soirs, NY en direct sur BFMTV

Thierry1_3Allez, surmontons nos réticences, un peu d'autopromo - et aussi une façon de vous expliquer pourquoi ce modeste blog est un peu (beaucoup) à l'abandon depuis quelques semaines...

Tous les soirs à 22h45 (heure de Paris), 16h45 locales, BFMTV et votre humble serviteur vous proposent désormais un petit journal de six minutes sur l'actualité américaine en direct depuis Times Square.

Et puis il ne faut pas oublier la promo des copains: pourquoi n'iriez-vous pas faire un tour sur le blog consacré à la politique US de mon amie Marjorie? Il s'appelle ilovepolitics.info .

A ce soir!

"Oliver", le Sarkozy de New York

Sarkozy_oliver Il fallait bien que cela arrive. Son demi-frère étant sur le point de faire son entrée à l'Elysée, Olivier Sarkozy, 37 ans et banquier à New York, peut dire adieu à son anonymité dans la Big Apple.

Le magazine Forbes en fait aujourd'hui son "man in the news", son homme de l'actualité.

Olivier a fêté la victoire avec Nicolas, précise le magazine, un demi-frère avec qui il a passé la plupart des étés de son enfance. Il est le fils de Pal Sarkozy, le père de Nicolas, et de Christine de Ganay, remariée par la suite avec un diplomate américain.

Olivier Sarkozy co-dirige le département de fusions et acquisitions pour les institutions financières de la banque UBS à New York, parle "avec un fort accent américain", mais conserve de fortes attaches, et une maison, en France. Il travaille sur les plus grosses opérations de la finance américaine - il conseille la banque néerlandaise  ABN Amro, actuellement convoiteée par les britanniques Barclays et Royal Bank of Scotland.

New York a voté (suite et fin)

65,19% pour Nicolas Sarkozy, 34,81% pour Ségolène Royal... Pas de surprise.

Nysun Ce matin, le (futur) président Sarkozy est of course à la une des journaux américains. Sarkozy, nous dit même le New York Sun, c'est "un Américain à Paris". "Les Français ont voté pour George W. Bush," s'exclame le journal dans un éditorial... Nicolas Sarkozy sera un présdent "pro-américain", ami d'Israël, qui a mis un point d'honneur à rencontrer la communauté juive américaine lors de son dernier passage aux Etats-Unis. Le Washington Times évoque de son côté l'ami enthousiaste des Etats-Unis. "Les Français n'auraient pas pu choisir un homme plus différent de Jacques Chirac," éditorialise le Wall Street Journal. "Sarkozy apporte la jeunesse, l'énergie et l'audace à l'Elysée. Attachez vos ceintures." Fox News a interrompu ses programmes pour retransmettre en direct l'allocution du nouvel élu: "Sarkozy: les Etats-Unis peuvent compter sur l'amitié de la France," annonçait la chaîne en bas de son écran. Pour le trublion conservateur Matt Drudge, les Français ont choisi la révolution. Bref, la presse conservatrice ne boude pas son plaisir.

Sauveur, homme Nyt7mai07_modifi providentiel... Non, non, ce n'est pas lui. C'est l'homme à la casquette qui mérite - de loin - la plus grosse photo sur la manchette du New York Times. Roger Clemens, grande star du baseball, est de retour chez les New York Yankees, qui en ont bien besoin après un début de saison calamiteux marqué par de nombreuses blessures... Et puis la Reine Elizabeth qui dîne ce soir à la Maison Blanche conserve de loi l'ascendant sur le futur président français dans les journaux et sur les grandes chaînes de télévision.

"Nicolas Paul Stéphane Sarkozy de Nagui-Bocsa" - c'est le titre - a quand même droit à un portrait signé Craig Smith dans le Times, celui-là même qui dans l'édition de dimanche aligne les clichés sur la France, dans un long papier à charge titré "Oubliez qui va gagner, en France le changement est un loser". Le sucesseur de Jacques Chirac est un "dervish conservateur", "plein d'une énergie nerveuse", d'une ambition débridée. "Même de nombreux membres de son propre parti retiennent leur souffle. Le Times, qui s'est beaucoup intéressé aux aléas des possibles couples présidentiels, note également qu'il n'est pas acquis que Cécilia Sarkozy résidera à l'Elysée.

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Mission accomplished... not

Mission3Vous vous souvenez?

C'était il y a quatre ans jour pour jour. George W. Bush se posait sur le porte-avions USS Abraham Lincoln, co-pilote d'un S-3B Viking de l'US Navy. Le lendemain, il annonçait: "Toutes les opérations de combat majeures sont achevées. Dans la bataille de l'Irak, les Etats-Unis et ses alliés sont vainqueurs" (le clip est ici). Par la suite, la Maison Blanche a déclaré que l'idée de la bannière était venue de la Navy...

C'est ce quatrième anniversaire que les démocrates du Congrès ont choisi pour présenter au président un projet de loi réclamant le retrait d'Irak des troupes américaines d'ici le 31 mars 2008. Bush a déjà promis son veto.

Ce matin, le Washington Post rapporte que le mois d'avril 2007 a été le plus meurtrier pour les forces américaines en Irak. 3328 militaires américains ont trouvé la mort depuis le début de l'opération Iraki Freedom, selon le même journal. On dénombre officiellement près de 25 000 blessés, mais ce chiffre est contesté et pourrait être largement supérieur.

A écouter, ce reportage de la radio publique NPR.

Passeport patriotique

Passport1 Il a 28 pages.

Il y a le "bald eagle" symbole de l'Amérique, le Mont Rushmore. Il s'ouvre par la Chesapeake Bay et se termine par la Diamond Head de Honolulu, d'un océan à l'autre, "from sea to shining sea", un vers de "America the Beautiful".

Il a treize messages patriotiques, signés Abraham Lincoln, George Washington ou John Kennedy.

Il a aussi une puce électronique dans la dernière page. Il est le produit de six ans de travail, et sa distribution sera généralisée à partir de juillet.

C'est le nouveau passeport américain.

(Pour les amateurs, nous rapporte Jérôme, il y a aussi de quoi faire avec les plaques d'immatriculation)

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